Les Aveux

Les Aveux

John Wainwright

Sonatine éditions

  • par (Libraire)
    27 novembre 2020

    Une fois encore c'est une réussite.

    Deux hommes qui s'affrontent dans un face-à-face étonnant.
    Pourquoi ce lieutenant refuse de croire cet homme s'accusant du meurtre de sa femme ?
    Pourquoi avouer un crime pour lequel il n'y a pas eu d'enquête ?

    Une pression qui s'accentue au fil des pages et cette impression d'être dans cette salle d'interrogatoire.
    Un excellent roman policier de ceux que l'on ne peut/veut pas oublier.


  • 16 novembre 2020

    Parfait polar.

    Voilà un vrai polar.
    Ce nouveau titre de John Wainwright rassemble tous les ingrédients nécessaires pour un roman du genre, et le résultat est bien au-delà de ce que l’on peut en général trouver dans ce registre.

    Tout repose sur les protagonistes et sur l’ambiance qui entoure l’intrigue, et à la lecture des Aveux, on se rend compte que pour certains auteurs particulièrement talentueux, il n’en faut pas plus pour nous offrir une excellente histoire.

    Herbert Grantley se présente un matin au bureau de l’inspecteur Lyle pour avouer le meurtre de sa femme, Norah.
    Mais Lyle doute. Pour lui, quelque chose cloche.
    Et bien que Grantley maintienne qu’il a empoisonné son épouse, le policier, lui, décide de profiter de cette déposition spontanée pour faire toute la lumière sur cette affaire qui n’en était pas une.

    L’histoire débute ainsi, deux hommes qui s’affrontent dans un face à face aussi déroutant que surprenant pour l’un comme pour l’autre.
    Pourquoi ce policier refuse-t-il de croire cet homme ?
    Pourquoi Grantley vient-il subitement s’accuser d’un meurtre qui n’a absolument pas l’air d’en être un ?
    Quels sont les secrets camouflés derrière le rideau opaque de ce couple de petits bourgeois ?

    Alors, non, il n’y aura ni course poursuite, ni coups de feu. Pas de prise d’otages ou autres scènes d’action spectaculaire.
    John Wainwright n’a aucunement besoin de tous ces artifices pour nous prendre dans sa toile.
    Ni pour nous y maintenir fermement jusqu’à la dernière ligne.

    Et pourtant, malgré cette absence d’actions, le roman défile à une allure folle.
    Le lecteur, tout comme le pharmacien ou l’inspecteur, est pris dans cette confrontation comme s’il y assistait.
    La pression augmente page après page, de façon régulière et sans jamais faiblir.
    Pour arriver à un final en apothéose.

    Les Aveux est clairement un excellent polar. Un polar parfait même, de ceux que l’on oublie pas, de ceux dont on fait des films qui restent très longtemps en mémoire.
    Un polar « à l’ancienne », tout en subtilités et en nuances, comme on en voudrait plus.

    Une de mes meilleures lectures du genre, sûrement même LA meilleure de cette année dans cette catégorie.
    À lire sans hésiter !