La colombienne

Wojciech Chmielarz

Agullo

  • par
    26 février 2020

    Troisième enquête du Kub et dépaysement polonais. L'inspecteur semble un peu assagi, canalise mieux ses colères et n'en veut plus à sa femme de l'avoir quitté. Il reprend le travail un peu plus tôt que prévu, un bras dans le plâtre, mais cette enquête paraît tortueuse et c'est l'homme de la situation.

    La Pologne change en ce début de siècle -l'action se déroule en 2010-, et pas toujours pour le mieux : la drogue envahit les rues, les riches s'enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. La société est conservatrice qui a, par exemple, un rapport daté avec l'homosexualité, décrite comme taboue, Wojciech Chmielarz en parle comme on n'en parle plus dans un roman français ou alors dans certains types d'écrits, machistes voire homophobes. Depuis, la Pologne a élu un président très conservateur, Andrzej Duda. Wojciech Chmielarz décrit son pays comme un observateur, il ne prend pas position et ses personnages ont des avis variés qui englobent la société polonaise.

    Pour ce qui est de l'enquête, Le Kub avance doucement, aucun indice, aucune piste, le travail de fourmi des policiers devra donc payer. A force de petites avancées, un profil du coupable va se dessiner, et j'ai bien aimé le détail, l'élément anodin qui va relancer l'enquête, faire rebondir les flics et accélérer l'action jusqu'à la fin.

    Quatre cents pages qui passent vite, pointilleuses sur l'enquête, qui parlent de la Pologne et s'intéressent aux personnages, à leurs vies, notamment celle du Kub. Je me suis fait une joie de le retrouver et comme un quatrième tome est sorti, mon petit doigt me dit que je vais vous en parler très vite.


  • par (Libraire)
    9 septembre 2019

    Inspecteur Mortka dit le Kub

    Comment une publicité qui ne sera jamais tournée oblige des Polonais à rembourser un séjour paradisiaque en acceptant de quitter la Colombie avec des petits paquets contenant une substance illicite.
    Sur les bords de la Vistule, le corps d'un homme éventré, pendu à un pont de chemin de fer, conduit l'enquête dans un milieu aisé et affairé. Une intrigue remarquable et passionnante mais aussi une analyse des comportements et des préjugés des habitants d'une capitale et d'un pays bouleversé par son intégration à l'Union Européenne.


  • 20 juin 2019

    policier, Pologne

    Où l’on retrouve le Kub pour sa troisième et quatrième enquête à Varsovie, avec un bras dans le plâtre.

    Il reprend celle jamais vraiment commencée de son ami Kochan concernant de suicides suspects de femmes divorcées toutes retrouvées dans leur bain les poignées coupés, l’appartement fermé de l’intérieur.

    Mais son enquête principale concerne celle d’un homme retrouvé suspendu au pont de Gdansk, les entrailles à l’air avec une cacahouète scotchée dans sa main.

    Aidé de sa nouvelle adjointe La Sèche, il passe au crible la vie et le travail du défunt. Et c’est autour de sa société de financement que se portent tous les regards.

    En plein divorce, Le Kub trouve du réconfort sur un forum de discussions réservé aux maris divorcés, ce qui lui apportera quelques ennuis.

    On ne s’ennuie donc pas dans ce nouvel opus de l’auteur polonais, et le retournement final m’a laissé sans voix.

    J’ai aimé les personnages plus vrais que nature, complexes et tentant de se débrouiller comme ils peuvent avec leurs sentiments.

    L’auteur donne à voir un pays qui s’ouvre à la modernité, notamment en ce qui concerne le divorce, ce qui ne va pas sans heurts.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du prologue où il est expliqué que l’on peut cacher de la cocaïne dans des bouteilles de rhum.

    https://alexmotamots.fr/la-colombienne-de-wojciech-chmielarz/